Jeudi 7 octobre 2004 était le
rendez-vous de la conférence Atuge sur le le thème de la téléphonie de 3ème génération qui a eu lieu à Télécom Paris. L’horloge affichant 19h30 a sonné l’heure d’afflux des atugéens pour prendre place dans une salle qui a atteint sa limite d’occupation, plus de 80 participants sont venus assister à ce
programme.
Après une brève ouverture, Zied Malouche a pris la parole pour introduire la téléphonie mobile et présenter son évolution depuis la 1G jusqu‘à la perspective de la 4G. Il a ensuite donné un aperçu sur les tendances et la composition du marché dans le monde, et décrit l’évolution des applications et le leit motiv de la 3G.
Zied a ensuite laissé la place à Bessem Hmidi afin de faire un focus technique sur l’UMTS et présenter son architecture du réseau d’accès au cœur de réseau. Le ton était donné : attachez vos ceintures pour un tour de haute voltige dans les sphères de l’expertise ; en cas de vertige, dépoussiérer ses polys des étagères. Inutile de stresser pour les non initiés, il n’y aura pas de contrôle de connaissances à l’issue.
Après cette synthèse sur les évolutions apportées ou prévues par l’UMTS, on atterrit dans le champ des pratiques où Mongi Marzoug a abordé les défis du terrain. Entre le déploiement, la cohabitation avec la 2G, les considérations de qualité de service…Mongi a dressé un tableau clair de la vue opérationnelle avec une subtile maîtrise du domaine, pour ensuite présenter un état des lieux du marché dans le monde ainsi qu’un rendu synthétique des expérimentations prévues en Tunisie.
A ce stade de la conférence les idées et les informations se bousculent et se confondent, avec des visions parfois claires, parfois confuses. Intéressant. Mais pourquoi faire ? On se le demande bien !
Ainsi Zied est revenu à l’action pour nous rappeler les services offerts par l’UMTS, leurs catégories qui vont du monde professionnel au monde du consommateur, et leurs différents usages qui présagent à l’avenir proche d’une prépondérance des flux data dans la répartition des revenus des opérateurs. C’était aussi l’occasion de positionner l’UMTS par rapport à d’autres technologies complémentaires ou concurrentes et de comparer leurs performances en termes de débit ou de mobilité.
Pour regrouper tout cela dans une vue d’ensemble et élaborer une analyse des enjeux, place fût faite à Michel Berne qui a mis l’accent sur les défis économiques, stratégiques et financiers. Dans sa présentation envolée, il a apporté des éclairages sur les perspectives, la nature des investissements, l’adhérence du résultat par rapport au cycle de vie de la technologie, l’impact des caractéristiques économiques et démographiques, les effets de la concurrence et de la régulation, une comparaison des modèles économiques entre le GSM et l’UMTS, sans omettre de souligner les différences d’approches des opérateurs. Tout cela arrosé d’un ton anecdotique pour clore la séance en beauté.
Ensuite le débat s’est ouvert pour une série de questions réponses. Le temps, pressé, nous a chassés hors de la salle pour finir les échanges autour des petits fours et entamer des discussions plus rapprochées. Les aiguilles de l’horloge ne cessèrent pas de nous piquer, et ont fini par venir à bout des derniers irréductibles, pour partir en portant au cœur des remerciements, aux intervenants, aux organisateurs, notamment Olfa, Imen et Bessem, pour leur implication et leur talent.
Walid Driss
walid.driss@atuge.org